Ajouter un disque et agrandir un pool : l’étape qui met fin à la redondance en silence

Ajouter un disque, ce sont deux travaux distincts : faire en sorte que le système le voie, et décider où il appartient. Une erreur sur le second peut supprimer la redondance définitivement.

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Cette fiche répond à

  • proxmox ajouter un disque
  • ajouter un disque au pool zfs
  • proxmox agrandir le stockage
  • proxmox nouveau disque non détecté
  • étendre un pool zfs

Brancher un nouveau disque paraît simple, et ça l’est le plus souvent. Le risque n’est pas dans le branchement, il est dans la décision sur l’endroit où ce disque appartient.

D’abord : qu’y a-t-il déjà sur le disque

Le disque que vous venez de brancher n’est pas forcément neuf. Il peut porter un ancien partitionnement, une ancienne étiquette de pool ou des données venues d’un autre système. Avant de construire quoi que ce soit dessus, regardez ce qui s’y trouve déjà. Sauter cette étape est exactement ce qui détruit, au premier geste, les données dont vous aviez besoin.

La décision : stockage séparé ou agrandissement du pool

Déclarer le disque comme un stockage séparé est la voie inoffensive. Le nouvel espace apparaît comme un endroit autonome et ne change la structure de rien d’existant. Pour des sauvegardes, des images ou des machines moins critiques, c’est en général la bonne réponse.

Agrandir un pool, c’est entrer dans la structure existante, et cela obéit à des règles.

Le vrai piège avec ZFS

Si vous ajoutez un seul disque à un pool ZFS redondant, ce disque rejoint le pool comme membre distinct, sans redondance propre. Le pool grandit, mais à partir de là le pool entier dépend de la santé de ce seul disque. S’il lâche, le pool est perdu, et la redondance des autres disques n’y change rien. ZFS avertit à cette étape, et les gens forcent régulièrement le passage. Revenir en arrière n’est pas simple non plus.

Il y a deux façons correctes d’agrandir un pool redondant. Soit ajouter un second groupe de disques de même forme, soit remplacer les disques existants un par un par de plus grands en attendant chaque resynchronisation. La seconde est lente mais ne demande aucune baie supplémentaire.

Ce que ça donne avec LVM

Avec LVM, ajouter le disque au groupe et agrandir l’espace est un travail direct. En échange, le disque ajouté n’apporte pas de redondance : le groupe s’étale désormais sur davantage de disques, et si l’un d’eux lâche, ses données partent avec lui. Gagner de l’espace et gagner de la robustesse ne sont pas la même chose.

Ce que fait Atlas

Atlas montre les disques présents, ce qu’ils contiennent et la forme des pools sur un seul écran. Si une opération doit abaisser la redondance, il le dit avant l’opération, pas après.

Sources

La documentation officielle de Proxmox. En anglais, et c’est elle qui a le dernier mot sur ce sujet.

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