Les dépôts et l’avis d’abonnement : la première surprise après l’installation
Sur une installation neuve, la mise à jour échoue avec une erreur d’authentification et rien n’est cassé : le dépôt par défaut est le payant. Cette fiche couvre les dépôts, la vraie différence entre eux, et la ligne de commande dangereuse qui circule sur les forums.
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L’installation se termine, la première chose que tout le monde tente est une mise à jour, et la réponse est une erreur d’authentification. Rien n’est cassé : le dépôt par défaut est le payant et il attend une clé d’abonnement.
Trois dépôts, trois usages
Le dépôt entreprise. Payant, il porte les paquets éprouvés le plus longtemps. Les installations avec abonnement utilisent celui-là.
Le dépôt sans abonnement. Gratuit, il porte les mêmes paquets. La différence n’est pas dans le contenu, elle est dans l’attente : les paquets y arrivent plus tôt, donc après avoir été exécutés par moins de monde.
Le dépôt de test. Des paquets avant publication. Il existe pour essayer, pas pour une machine qui porte votre travail.
Le malentendu le plus fréquent ici est celui-ci : le dépôt gratuit n’est pas un contournement, c’est l’offre officielle de Proxmox. La différence n’est pas une licence, c’est un temps de maturation.
Lequel choisir
Pour une machine qui porte réellement du travail, il y a deux options honnêtes : soit vous utilisez le dépôt entreprise, soit vous utilisez le gratuit et prenez sur vous l’habitude d’attendre. La seconde veut dire : ne pas installer un paquet à l’instant où il apparaît, attendre quelques jours, lire les notes de version. Du côté payant, une bonne part de ce que l’éditeur vous vend est précisément ce délai.
Le vrai danger est de mélanger les dépôts
Laisser le dépôt stable et le dépôt de test activés en même temps tire des paquets d’une famille que vous ne vouliez pas, et revenir en arrière est difficile. La question à se poser en activant un dépôt n’est pas « est-ce que ça marche », c’est « suis-je en train de décider de quelle famille cette machine sera nourrie désormais ».
L’avis d’abonnement
L’avis qui apparaît en ouvrant le panneau est un rappel, pas une limitation. Aucune fonction n’est coupée, rien n’est ralenti. Vous pouvez le trouver agaçant, mais il n’a aucun effet fonctionnel.
⚠️ La ligne de commande qui circule sur les forums
Il circule sur internet une commande toute faite pour faire taire cet avis, et ne l’exécutez pas. La raison a été mesurée :
Cette commande tente de modifier une condition dans la bibliothèque d’interface. Mais dans la variante d’expression régulière qu’elle utilise, la barre verticale signifie « ou » et n’est pas un caractère ordinaire. Quand la double barre venue de JavaScript est reprise telle quelle, il apparaît entre les deux « ou » une alternative vide, et une alternative vide correspond à chaque position du fichier. Essayée sur une copie du fichier réel, le résultat fut : 26458 lignes sur 26458 modifiées, et le nombre de false dans le fichier est passé de 558 à 26458. Un administrateur qui lance cette commande détruit donc toute la bibliothèque d’interface.
De plus, la condition visée n’est même pas sur une seule ligne : Proxmox l’étale sur six. Cette commande travaillant ligne par ligne n’aurait donc jamais trouvé le bon endroit.
La leçon générale va plus loin : une commande copiée d’un forum s’exécute sur votre machine avec vos droits et personne ne regarde le résultat. Si vous ne pouvez pas lire ce qu’elle fait, ne la lancez pas sur une machine qui porte votre travail.
Ce que fait Atlas
Atlas vous laisse changer de dépôt depuis le panneau : vous décidez donc de quelle famille la machine est nourrie sans éditer de fichiers.
Faire taire et rétablir l’avis d’abonnement se fait aussi depuis le panneau, et le travail repose sur trois choses. Le motif utilisé tolère les espaces mais est exact sur la condition elle-même : si Proxmox change la mise en forme, il correspond toujours, et si Proxmox change réellement la condition, il ne correspond plus, et alors rien n’est fait. Après écriture, le fichier est relu et vérifié ; si le résultat attendu n’est pas là, la sauvegarde est rétablie. Et le texte mis à la place du changement porte une marque, si bien que la question « cette machine est-elle modifiée » se répond exactement plutôt qu’au jugé.
Ces trois étapes ont toutes été mises en place après que le danger de la ligne ci-dessus eut été mesuré.
Sources
La documentation officielle de Proxmox. En anglais, et c’est elle qui a le dernier mot sur ce sujet.