Votre réseau Proxmox contient des morceaux que vous n'avez jamais configurés

Les gens cherchent un visualiseur de topologie Proxmox, et cela sonne comme une envie de décoration. Ce n'en est pas une. Le lien entre un invité, un pont et un port physique est stocké par invité, si bien que le seul moyen de voir un pont est d'ouvrir chaque invité un par un.

AtlasPVE ·

Cette fiche répond à

  • proxmox schéma réseau
  • proxmox visualiseur de topologie
  • proxmox quelle vm sur quel pont
  • proxmox carte du réseau
  • proxmox network topology visualizer

Tapez « proxmox network » dans un champ de recherche et l'une des suggestions qui remonte est topology visualizer. Les gens cherchent une image de leur propre installation, et il est tentant de lire cela comme une envie de décoration. Ce n'est pas de la décoration. C'est un problème de forme des données.

Pourquoi la question revient sans cesse

La relation que vous voulez voir est : invité, puis pont, puis port physique. Proxmox VE range la première moitié dans la configuration de chaque invité : cet invité possède un périphérique réseau, et ce périphérique s'attache à un pont nommé. La seconde moitié vit dans la configuration réseau de l'hôte : ce pont possède ces ports.

Les deux moitiés sont consignées avec précision et aucune n'est cachée. Mais la jointure entre elles n'est stockée nulle part, et aucun écran ne l'effectue. La réponse à « quels invités sont sur ce pont » n'existe donc pas comme vue. Elle existe comme travail : ouvrir chaque invité, lire une ligne, tenir un compte dans sa tête.

Avec trois invités, cela va. Avec trente, c'est un après-midi, et un après-midi de travail est une question que l'on ne pose pas.

L'image contient plus de morceaux que le fichier de configuration

Voilà ce qui rend un dessin plus précieux qu'une lecture attentive de la configuration. Un hôte en marche possède des éléments réseau qui apparaissent tout seuls.

Sur un petit hôte ayant servi à le vérifier, deux ponts avaient été configurés à la main. Le système en marche en avait un troisième, créé automatiquement parce que le pare-feu était activé pour l'interface d'un invité. Personne ne l'a écrit, personne ne l'a nommé, et il n'existe que tant que cet invité tourne.

Le même hôte comptait sept bouts de câble virtuel reliant des invités en marche à des ponts. Eux non plus n'apparaissent dans aucun fichier de configuration. Ils naissent au démarrage d'un invité et disparaissent à son arrêt.

La description honnête est donc la suivante : votre réseau a une partie statique que vous avez écrite et une partie vivante que le système construit autour. Ne lisez que la configuration et vous voyez le plan. Ne lisez que les interfaces en marche et vous voyez une liste de noms sans histoire. Ni l'une ni l'autre n'est la forme.

Ce qu'une image attrape immédiatement

Ce même hôte avait deux ponts et onze interfaces d'invités, toutes sur un seul pont. Le second pont existait, était configuré, était actif, et ne portait rien.

Il n'y a rien de mal à cela. Ce peut être délibéré, tenu prêt pour un réseau qui n'est pas encore arrivé. Le point est plus étroit : aucun écran ne le disait. Son vide n'est visible que d'en haut, et il reste invisible jusqu'au jour où quelqu'un le renomme, le supprime, ou le croit occupé et construit dessus.

Les choses vides ne déclenchent pas d'alarme. Elles modifient simplement, en silence, ce que vous croyez de votre propre machine.

Trois questions auxquelles une liste ne peut répondre

Qu'y a-t-il sur ce pont ? Une liste de ponts vous dit qu'ils existent. Elle ne vous dit pas qui monte dessus.

Par quel port physique le trafic de cet invité sort-il réellement ? L'invité nomme un pont. Le pont nomme un port, ou une agrégation, qui nomme deux ports. Cette chaîne fait deux ou trois consultations, et c'est elle qui compte quand un câble est débranché.

Qu'est-ce qui casse si je coupe cette interface ? C'est la question que l'on pose avant une maintenance et à laquelle on répond par une supposition. C'est la même jointure, lue à l'envers.

Ce que Proxmox VE donne réellement

Plus que le ton de ce texte ne le laisse croire, et mieux vaut ici être exact que dramatique.

Chaque nœud dispose d'une vue réseau listant interfaces, ponts, agrégations et VLAN, avec ce qui est actif maintenant et ce qui n'est qu'écrit en attendant la prochaine application. La vue matérielle de chaque invité montre ses périphériques réseau et le pont auquel chacun s'attache. Pour qui préfère définir ses réseaux plutôt que les assembler, il existe une section de réseau défini par logiciel, avec zones et réseaux virtuels.

Tout cela est précis. Ce qu'aucun de ces écrans ne fait, c'est mettre les deux bouts de la relation au même endroit.

Ce que fait Atlas, et ce qu'il ne fait pas

Atlas dessine cette jointure. Les invités, les ponts auxquels ils s'attachent, les ports en dessous, en une seule image plutôt qu'invité par invité, y compris les morceaux qui n'existent que pendant le fonctionnement.

Ce qu'il ne fait pas, c'est configurer le réseau. Il ne crée pas de pont, ne déplace pas un invité vers un autre réseau, et il ne vous empêchera pas de concevoir quelque chose d'étrange. L'image d'une mauvaise disposition reste une mauvaise disposition, simplement dessinée plus clairement.

L'apport est plus étroit qu'il n'y paraît, et mérite d'être dit franchement : il transforme une question pour laquelle il aurait fallu travailler en une question que l'on peut simplement regarder. Les questions bon marché se posent, et c'est dans celles qu'on ne pose jamais que vivent les surprises.

Sources

La documentation officielle de Proxmox. En anglais, et c’est elle qui a le dernier mot sur ce sujet.

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